LUCAS CHEVALIER, LES LOURDES ACCUSATIONS CONTRE LUIS ENRIQUE

Lucas Chevalier avait sans doute imaginé un autre scénario pour ses premiers mois au PSG. Le natif de Calais, débarqué à Paris en provenance du Losc, avait certes bien conscience de l’immense défi qui l’attendait. Autant en raison de la cote de Gianluigi Donnarumma après une saison exceptionnelle qui l’a consacré meilleur gardien du monde que pour la pression inhérente au club de la capitale.

Mais depuis ses débuts avec les Rouge et Bleu, Lucas Chevalier n’a toujours pas livré le moindre match référence, commettant même plusieurs boulettes à l’image de cette faute de main à l’origine de la défaite parisienne à Marseille. Dimanche à Lyon, l’ancien Lillois a encaissé deux nouveaux buts où sa responsabilité est engagée, le numéro 30 francilien se faisant notamment surprendre sur un lob des vingt mètres.

Mais à en croire Thierry Barnerat, entraîneur de Thibaut Courtois, Lucas Chevalier ne serait pas le seul responsable de ces deux buts encaissés au Groupama Stadium. Le gardien tricolore paierait également au prix fort la volonté tactique de le voir évoluer au plus près de sa défense.

« Elles (les deux actions de but) sont identiques parce qu’il doit répondre à l’exigence tactique de Luis Enrique qui demande de rester derrière son bloc, très proche, pour limiter les espaces. Mais on ne peut pas coacher un gardien comme ça parce qu’on doit toujours défendre le but en situation défensive », a-t-il ainsi expliqué au micro de RMC.

Lucas Chevalier dans le dur émotionnellement

« Je ne suis pas avec eux, mais je le pense à 100%, a-t-il poursuivi. Si on parle du niveau général de Lucas Chevalier et ce qu’il a produit jusqu’à maintenant, c’est clair qu’il n’est pas à 100% du niveau de performances qu’il pourrait réaliser. Sur les deux buts, c’est Luis Enrique qui impose une situation tactique qui met en difficulté le gardien de but. »            

Et pour Thierry Barnerat, le début de saison compliqué vécu par Lucas Chevalier pèse également sur ses performances. « Sur ce match contre Lyon, il a body language où tu vois qu’il n’est pas pas ancré. C’est la première fois que le je vois comme ça. Tu vois qu’il n’est pas stable émotionnellement, il n’a pas d’ancrage », a-t-il analysé, semblant néanmoins convaincu qu’il peut rapidement redresser la barre.

2025-11-12T08:49:48Z